16 janvier 2012
Constat
On est en période de révision et je me remets à dessiner gribouiller, c'est dire si je suis motivée.




Bon alors oui, on est d'accord que le canapé qu'on trouve que chez les psy est assez immonde (c'est l'art contemporain, que voulez-vous...), que la dernière bulle est ratée et que je me suis pas améliorée en gribouillage. Voilà qui est dit.
Le psy est vaguement inspiré du psy dans Le Complexe de Dieu et j'ai joyeusement piqué la photo du concert d'Indochine au grand Rex à Acid-Brain. Tant qu'on y est, annonçons que je vais au concert d'Indochine Paradize +10 le 2 février avec Acid-Brain, sa mère, Flo et Fertuza. Mouahahaaa, quelle belle brochette d'hystériques on va faire!
12 janvier 2012
Professeur Layton et l'appel du spectre

Professeur Layton et l’appel du spectre est un jeu vidéo sur DS sorti en France en 2011.
L’histoire
Cette fois, on se retrouve trois ans avant la première aventure du professeur et de Luke, Professeur Layton et l’étrange village. Une jeune demoiselle énergique, Emmy Altava, s’autoproclame assistante du professeur, qui a du mal à gérer travail à l’université, recherches et affaires énigmatiques à résoudre. Peu de temps après, le professeur reçoit une lettre d’un vieil ami qui lui demande de venir à son aide. Layton et Emmy partent donc pour Misthallery, la ville où monsieur Triton (ohoh, quelle bonne surprise !) est maire, et apprennent qu’un dangereux spectre s’en prend à la ville quand la nuit tombe. Accompagnés du petit Luke, le fils du maire (ahah, mais tout s’explique !), ils vont résoudre le mystère de l’appel du spectre : pourquoi la mère de Luke a-t-elle disparu ? pourquoi le brouillard s’élève-t-il avant chaque apparition du spectre ? comment le mystérieux oracle fait-il pour savoir où attaquera le spectre ? pourquoi traite-t-on la jeune fille du manoir de sorcière ? comment l’air à la flûte qu’on entend lorsque le spectre apparaît fait-il pour résonner dans toute la ville ?
Les énigmes
J’ai remarqué une légère baisse de qualité des énigmes. Quelquefois, la réponse est introuvable si on n’utilise pas les pièces SOS, et les explications qu’ils nous donnent une fois la réponse trouvée sont soit pas très fournies, soit inexistantes. Sinon, il y a toujours ces énigmes mathématiques à la noix qui me gonflent. Si faut faire des calculs a + b = x – c/d pour y arriver, en quoi c’est une énigme ? C’est des maths, et c’est nul. Voilà. À part ça, y a quelques énigmes bien retorses qui m’ont donné du fil à retordre (c’est plutôt une bonne chose). La difficulté est pas toujours très bien évaluée, j’ai remarqué, parce que des fois y avait des énigmes à 55 picarats (donc considérées comme difficiles) que je réussissais en deux secondes et d’autres à 30 picarats (donc pas trop difficiles) sur lesquelles je galérais. J'aime bien les énigmes où il faut reconstituer des puzzles, sinon (celles avec le chapeau du professeur, notamment).
Les graphismes
Rien à dire, c’est toujours bien fichu. Bonnes cinématiques, tout ça tout ça.
La musique
Je suis frustrée. La musique qui défile quand on résout une énigme est plus la même qu’avant ! C’est un scandale. Rien de particulier à noter, sinon. Toujours de jolies musiques et des voix françaises plutôt bonnes (j’adooore celle du professeur).
Les quêtes annexes
Comme dans Professeur Layton et le destin perdu, on a trois quêtes annexes : sur le modèle du circuit de voiture, on a le circuit du petit train ; sur le modèle du perroquet, on a celui du poisson ; et sur le modèle des histoires à raconter, on a celui du théâtre de marionnettes. C’est assez dur, mais pas autant que dans Professeur Layton et le destin perdu. Pour le petit train, j’ai réussi la moitié des circuits (il y en a 10 en tout). Et pour le poisson, j'ai réussi trois ou quatre aquariums. Le théâtre de marionnettes où il faut remettre les mots manquants à leur place est faisable, mais faut s’y connaître un tout petit peu en jargon culinaire pour la première pièce, sinon on risque de se planter souvent (ce qui est mon cas parce que j’y connais rien en cuisiiine). Ce que je reproche à ce mini-jeu, c'est que parfois plusieurs mots peuvent convenir mais un seul est bon, évidemment, du coup le jeu nous assène des "bouh!" contrariants et on doit recommencer la scène (c'est surtout le cas pour la deuxième pièce).
Avis général
Le début est un peu longuet, y a trop de blabla. Et tout le long du jeu, à chaque dialogue on avait droit à des remarques d’Emmy et de Luke sur une affirmation du professeur du style : « Han, professeur, mais comment en êtes-vous arrivé à cette conclusion ? », « Comment est-ce possible, professeur ? Expliquez-nous ! » C’est franchement gonflant, à la longue.
Sinon c’est une bonne petite histoire émouvante, comme on en a l’habitude avec ce jeu. Y a des trucs pas trop possibles mais bon, c’est mignon alors on pardonne. En fait, c’est ça qui permet de pas cramer la fin direct. Tout le long du jeu, on a une longueur d’avance sur les personnages, on sait à quelle conclusion ils vont parvenir, mais la fin nous reste hermétique parce qu’un élément fantaisiste vient se greffer à l’intrigue.
Voilà voilà, c’est du bon, quoi.
27 décembre 2011
Blablapouet
Kawaïcat vous souhaite un joyeux Noël et une bonne année
avec un enthousiasme débordant !
22 décembre 2011
Lectures de l'automne
Y a pas à dire, ce semestre, les lectures étaient chiantes. Donc si cet article est chiant, vous saurez pourquoi.
Le Songe d’une nuit d’été, de William Shakespeare : Pour l’époque, je trouve que c’est une pièce bizarre (m’enfin, avec Shakespeare, on a plus ou moins l’habitude). Déjà, au niveau de la structure, c’est atypique : chaque acte est formé de deux scènes, sauf le cinquième et dernier acte qui ne comporte qu’une seule longue scène. Ensuite, l’intrigue m’a un peu donné l’impression d’un songe, justement. On lit, on a du mal à s’y retrouver parmi tous les personnages et leurs délires amoureux, et puis paf ! on remet tout dans l’ordre et tout est bien qui finit bien. Une pièce assez nébuleuse, à mon sens, donc.
Agamemnon, d’Eschyle : Faut s’accrocher, parce que les phrases sont trèèès longues et alambiquées. Mais c’est intéressant. Oui, j’ai complètement oublié cette pièce.
Agamemnon, de Vittorio Alfieri : Ne cherchez pas, cet auteur du XVIIIe siècle est inconnu en France. Il est même pas édité, c’est dire. Ҫa se lit vite et c’est plutôt sympa. En fait, Alfieri se focalise sur les sentiments des personnages, contrairement à Eschyle. Et les personnages sont réduits au strict minimum, au moins y a pas de risques de se perdre. Le principal problème de cette pièce, c’est qu’elle est vite lue et du coup vite oubliée… Mais elle reste intéressante, surtout pour le personnage d’Égisthe qui est assez ambigu.
Édouard II, de Christopher Marlowe : Pff. J’avais bien aimé Docteur Faustus, mais cette pièce-là… En fait, c’est fouillis. Dans l’édition qu’on nous a fait acheter (Les Solitaires Intempestifs), la pièce est pas divisée en actes et en scènes, alors qu’apparemment c’était le cas à l’origine. C’est un peu déstabilisant. Surtout, j’ai pas compris les enjeux de la pièce au moment de la lecture.
Édouard II, de Bertolt Brecht : C’est une réécriture de la pièce de Marlowe, avec de légers détails. Comme je suis une quiche en analyse de texte, j’ai pas pigé non plus les enjeux de la pièce, ni vu les différences d’avec Marlowe. Mais l’écriture est plus facile, déjà.
Lorenzaccio, d’Alfred de Musset : C’est pas ma pièce favorite du monsieur (et c’est triste parce que, si vous avez été sur mon profil, vous avez vu que Musset fait partie de mon panthéon des gens estimables). J’aime bien Lorenzo et l’idée générale de la pièce (un mec qui se sacrifie pour le bien de tous tout en sachant que ça sert à rien), mais c’est looong. J’ai eu l’impression que l’acte III n’en finissait pas. Y a plein de personnages pas forcément tous développés et donc pas forcément tous intéressants, au final on se demande un peu ce qu’ils viennent faire là. Sinon y a quelques passages larmoyants typiquement romantiques qui m’ont gonflée. Mais, globalement, c’est une bonne pièce, sinon.
L’Énéide, de Virgile : Là aussi faut s’accrocher pour suivre. Certains moments peuvent être très chouettes, d’autres très chiants. Par exemple, chants II et III, c’est intéressant, en soi (Énée raconte ses aventures sur toute la Méditerranée depuis la chute de Troie jusqu’à son arrivée à Carthage, chez Didon), mais c’est trop rapide, on s’y perd. Et puis l’évocation d’un tas de guerriers qu’on connaît pas à la fin du chant VII, c’est chiaaant (c’est un topos de l’épopée, mais quand même). Mais à côté de ça, le chant IV (les tourments de Didon amoureuse d’Énée) et le chant V (le récit des jeux funèbres en l’honneur d’Anchise) sont sympas. Et à partir du chant IX c’est le bonheur, parce qu’il y a des morts partout et que c’est vachement bien raconté. Donc voilà, c’est assez hétérogène. Mais ça reste une lecture à faire et c’est pas un calvaire de le lire.
Rosa Candida, d’Audur Ava Ólafsdóttir (et vous avez droit à la couverture, pour une fois, parce qu'elle est jolie (c'est celle des éditions France Loisirs)) : Aaah, voilà un livre qui remonte le moral après une éternité à lire des trucs qui nous intéressent pas ! Topo rapide de la situation : sa mère est morte dans un accident de voiture et il s’en est toujours pas remis ; il a eu une petite fille, Flóra Sól, avec une aventure d’un soir, Anna ; sa fille est née le même jour que la date de naissance et de mort de sa mère, un 7 août. Son frère jumeau est autiste et son père est un vieux monsieur de plus de 70 ans qui répète souvent la même chose et qui s’inquiète beaucoup à l’idée que son fils parte dans un autre pays pour aller remettre à neuf le célèbre jardin de roses d’un monastère perdu dans la montagne. On ne sait pas exactement quels pays il traverse pour arriver à destination, ce qui fait qu’on a un peu l’impression d’être dans un pays imaginaire.
Le premier adjectif qui me vient à l’esprit à l’évocation de ce livre, c’est « délicat ». La manière de raconter de l’auteure est très fine, délicate, tout en sous-entendus. Souvent, des petites phrases qui ont l’air anodines à première vue cachent en fait un sens plus profond qui donne toute sa saveur au bouquin. Le personnage principal, Arnljótur (oui alors par contre, il a un nom à coucher dehors, comme l’auteure, c’est normal, c’est islandais), se pose des questions existentielles sur la mort, le corps et le sexe, ça l’obsède à intervalles réguliers toute la journée. Au début, il pense uniquement à ce qu’il doit faire au jardin, avec les roses, tout en se posant ses questions existentielles, mais quand sa fille et la mère débarquent, il n’y en a plus que pour Flóra Sól et le reste devient tout de suite moins important. Il se pose des tas de questions sur comment s’occuper d’un bébé mais surtout « qu’est-ce que pensent les femmes ? » Cette question revient souvent sur le tapis et il ne trouve jamais la réponse, parce que pour lui les femmes sont un mystère. Il met un temps incroyable à se rendre compte qu’il est tombé amoureux d’Anna. Bref, la naïveté et les questions continuelles du héros m’ont fait beaucoup rire. C’est une histoire charmante, un bol d’air frais. Je recommande chaudement.
Voilà, c’est tout… Pour les lectures de l’hiver, je finirais les lectures scolaires avec La Nuit des rois (et j’abandonne Les Lettres persanes de Montesquieu parce que ça me gonfle) et ensuite ce sera que des lectures que j’aurai choisies, genre Kafka sur le rivage de Haruki Murakami (gnuhuhu !).
EDIT: Et une catégorie réservée aux livres, une!
12 décembre 2011
Les films Ghibli
Je suis un peu folle, j’ai décidé de me faire tous les films d’animation du studio Ghibli mais aussi ceux datant d’avant (que je pourrai trouver, parce que c’est pas simple), quand Miyazaki et Takahata travaillaient au studio Toei (surtout connu pour avoir adapté des séries cultes comme Ken le survivant, Capitaine Flam, Saint Seiya, Sailor Moon, Dragon Ball, Digimon et tant d’autres), puis TMS. J’ai viré toutes les séries sur lesquelles nos deux messieurs ont travaillé, parce que bon, hein… J’ai aussi abandonné l’idée de voir les courts-métrages diffusés au Japon avant chaque film, parce que… parce que… je suis une feignasse. Peut-être plus tard.
Horus, prince du soleil (1968, Toei)
Takahata : réalisateur / Miyazaki : animateur clé, layout
Vu la date de sortie du film, on pouvait raisonnablement avoir peur de la qualité de l’image. Mais en fait non, c'est assez bon.
Il est plutôt chouette, ce film, parce qu’il était pas adressé uniquement aux enfants (ce qui est le cas du Chat Botté, je vais y venir). Hilda, la fille que le héros trouve en train de chanter, est un personnage assez complexe, je m’attendais pas à trouver un personnage comme ça. En fait, elle est tiraillée entre Horus – un mec bien, comme on peut s’en douter, qui aide les gens et qui est aimé en retour – et Grunwald, le grand méchant, son frère. D’un côté, elle peut être humaine et donc avoir tous les défauts propres à l’homme (l’orgueil, l’égoïsme, tout ça tout ça) et, de l’autre, elle peut être immortelle (grâce à un collier) mais elle vivra seule. Pour une fois le héros est pas trop con, ça fait plaisir. Mais au bout d’un moment Hilda prend plus d’importance que lui, c’est dommage : lui passe son temps à courir après les loups gris (envoyés par Grunwald), tandis qu’elle oscille entre la gentillesse et la méchanceté. J’aurais aimé que ce soit un peu plus équilibré.
J’aime beaucoup la doublure française d’Hilda, parce qu’elle chante très bien. Les grandes batailles contre les loups ou les rats sont bizarres, en fait c’est une grande fresque et la caméra se déplace, mais les personnages ne bougent pas. Et on entend les voix et le bruit des combats pour donner l’illusion que ça bouge. C’est un effet très étrange.
Bref, en gros c’est un bon film, avec une jolie morale.
Le Chat botté (1969, Toei)
Takahata : Ø / Miyazaki : storyboard, animateur clé
Clairement un film pour les enfants. Déjà, c’est long. Le combat final contre Lucifer dure tellement longtemps qu’on s’ennuie. En plus, j’ai eu l’impression que ce film faisait de gros clins d’œil à plusieurs autres contes ou histoires célèbres. Par exemple, Pierre, l’humain auquel se lie le chat botté (Pero), se fait souffler les répliques par Pero de la même manière que Christian se fait souffler sa déclaration d’amour par Cyrano. Bon, je l’ai vu y a un moment donc je peux pas donner beaucoup plus de détails. Sinon, l’image était pas terrible et les voix… pas top. Certaines répliques de Pierre sont vraiment mal doublées.
En conclusion, passez votre chemin.

Panda, petit Panda (1972, TMS)
Takahata : réalisateur / Miyazaki : idée, graphismes originaux, scénario, layout, animateur clé
Je sais pas trop comment qualifier
ce dessin animé… En fait, c’est deux épisodes d’une trentaine de minutes destinés aux enfants en bas âge. Dans celui-là, l’héroïne rencontre un bébé panda et son père. Elle décide d’être la maman de Pan-chan (le bébé panda) et la fille du papa panda. C’est rempli de bonne humeur, d’acrobaties, bref c’est léger, et pourvu qu’on ait gardé son âme d’enfant, on accroche assez bien. Papa panda, il vous fait pas penser à un autre personnage ghibli ? Huhu.
Panda et Petit Panda, le cirque sous la pluie (1973, TMS)
Le deuxième épisode de Panda, petit Panda. Je vous préviens, à la fin vous êtes vaguement obsédé par cette phrase refrain : « Panda Papanda Ko Panda ! Panda Papanda Ko Panda ! » Votre sommeil en sera gravement atteint.
Cet épisode est un poil moins bien que l’autre, parce qu’il y a des incohérences/invraisemblances. Après un gros orage qui a provoqué une inondation (une grosse inondation), Mimi-chan va sauver les animaux du cirque qu’elle avait rencontrés la veille. Elle retrouve le train dans lequel ils sont enfermés, les libère, tout ça tout ça, et ensuite y a un gros délire : le train redémarre et avance même en étant complètement immergé. Bon, déjà ça c’est louche. Mais ensuite, non seulement on se rend compte qu’il y a moins de wagons qu’au départ, mais en plus le train, une fois sorti de l’eau, se balade dans la ville sans rails et il prend des virages sans trop qu’on sache comment. C’est pour les gosses mais quand même, faut pas déconner.
À part ça, j’ai été éblouie par la réaction des personnages en voyant que tout est inondé. On est d’accord qu’à chaque inondation, les gens pleurent les personnes disparues et leur maison foutue : c’est normal. Là, le niveau de l’eau est très haut (tout le rez-de-chaussée de la maison est inondé) et ça n’inquiète personne. Mais vraiment personne. On pêche, on pique-nique sur le toit dans la joie et la bonne humeur. Avec ça, l’eau n’est pas boueuse, on croirait de l’eau douce, comme si l’inondation était une bénédiction. Ҫa me laisse pantoise. Mais bon, du coup tout le drame que ça pourrait être est complètement dédramatisé (j’adore ma phrase) et ça fait un épisode tout mignon.

C'est tout pour aujourd'hui! Je sais que les critiques sont un peu bancales, mais c'était l'échauffement. Les prochaines seront mieux fichues. Et comptez plusieurs semaines avant la suite (vous voilà prévenus).
Sources : Wikipédia, Buta-Connection.
12 novembre 2011
Hystérie ghiblienne
Comment vous exprimer toute ma joie et ma frustration quand je vois que le prochain film Ghibli, La colline aux coquelicots, sort au cinéma en janvier 2012 ? Gniaaaaaaah ! *court partout*
Non mais c’est vrai, regardez très attentivement cette affiche de Si tu tends l’oreille (le film Ghibli n°1 à mon hit parade, je le rappelle) :

Et contemplez de vos yeux ébahis l’affiche de La colline aux coquelicots :

Vous avez pas la vague impression qu’elles se ressemblent beaucoup ? Si c’est pas un clin d’œil gros comme Totoro, ça ! (Oui, bon, au Japon c’est pas la même affiche… mais quand même.)
La seule ombre au tableau, c’est que c’est Gorô Miyazaki qui est aux commandes. J’aime bien l’autre film qu’il a réalisé, Les Contes de Terremer, mais il était inabouti. Espérons que cette fois-ci, ce sera chouette comme il faut.
Petit résumé made in Buta Connection :
Umi est une jeune lycéenne qui vit dans une vieille bâtisse perchée au sommet d'une colline surplombant le port de Yokohama. Chaque matin, depuis que son père a disparu en mer, elle hisse face à la baie deux pavillons, comme un message lancé à l'horizon. Au lycée, quelqu'un a même écrit un article sur cet émouvant signal dans le journal du campus. C'est peut-être l'intrépide Shun, le séduisant jeune homme qu'Umi n'a pas manqué de remarquer... Attirés l'un par l'autre, les deux jeunes gens vont partager de plus en plus d'activités, de la sauvegarde du vieux foyer jusqu'à la rédaction du journal. Pourtant, leur relation va prendre un tour inattendu avec la découverte d'un secret qui entoure leur naissance et semble les lier… Dans un Japon des années 1960, entre tradition et modernité, à l'aube d'une nouvelle ère, Umi et Shun vont se découvrir et partager une émouvante histoire d'amitié, d'amour et d'espoir.
*a une pulsion hystérique*
À part ça, je suis désolée pour cette longue absence, la L3 ça demande un peu plus de travail que je pensais (qui aurait cru que je passerais mes week-end entiers à travailler… Bouhouhou…). J’en profite pour dire que l’anglais, c’est de la merde, et que les commentaires/dossiers/dissertations, c’est de la merde au carré.
02 octobre 2011
The Legend of Zelda : Spirit Tracks
Vous vous souvenez de mon article sur The Legend of Zelda: Phantom Hourglass dans lequel je disais que la prochaine critique de jeu vidéo serait probablement sur The Legend of Zelda : Spirit Tracks ? Bon, eh ben entre ces deux critiques il s’est écoulé un an et demi et six critiques de jeu vidéo. Hum… Sans commentaire.

The Legend of Zelda : Spirit Tracks est un jeu sorti sur DS en 2009. L’action se déroule plusieurs décennies après Phantom Hourglass.
L’histoire
La princesse Zelda règne tranquillement sur le royaume d’Hyrule lorsqu’un méchant nommé Kimado – qu’on a étrangement envie d’appeler Mikado – décide de déchaîner sa hargne contre notre princesse détestée (vous saurez bientôt pourquoi) en faisant revenir des abîmes un dieu démon qui a jadis été emprisonné grâce à la magie de la Tour des Dieux. Logiquement, Kimado s’en prend donc à la Tour des Dieux et la démonte joyeusement, faisant ainsi disparaître une bonne partie des voies ferrées des quatre régions entourant la Tour. Par la même occasion, il chipe le corps de la princesse parce qu’il en a besoin pour réincarner Ballard, le dieu démon. Notre petit Link, bien gentil, se sent alors obligé d’aider Zelda, devenue un esprit : il prend les armes, monte à bord de son petit train et en route mauvaise troupe pour l’aventure à travers les quatre régions pour reconstituer les voies et botter les fesses des méchants boss.
Les combats et mouvements
Pas grand-chose n’a changé depuis Phantom Hourglass, à part qu’on peut écrire partout sur la carte et que les roulades sont moins chiantes à faire. Tout se fait toujours au stylet.
Les objets
On a toujours les traditionnels boomerang, arc et bombes, accompagnés de nouveaux objets tels que l’hélice (qui crée un tourbillon de vent quand on souffle dans le micro), le grappin (sauf que là ça s’appelle un fouet : c’est tout de suite plus drôle), une espèce de baguette de sorcier (qui élève le niveau du sable, permettant ainsi d’atteindre des endroits en hauteur)… Et parlons de l’instrument clé du jeu, qui équivaut à la baguette des vents dans The Wind Waker : la flûte de la terre. C’est une flûte de pan, en fait. Bon alors, c’est mignon, hein, mais il y a un petit problème : quand il faut sauter une note, on doit attendre que le son ait fini de s’échapper de l’instrument pour aller à l’autre note, sans quoi la note intermédiaire est jouée et c’est foutu, faut recommencer. Ҫa m’a bien gavée, pour le boss de fin. Et je trouve qu’on l’utilise pas assez. Dans le donjon final, par exemple, à part pour le chant de la guérison, je l’ai jamais utilisée.
Les graphismes
C’est exactement pareil que dans Phantom Hourglass. Rien de nouveau. Donc c’est assez pixellisé et c’est joli.
La musique
De jolies musiques, une fois de plus, mais aucune ne m’a vraiment marquée.
Avis général
Un conseil : n’arrêtez JAMAIS de jouer aussi
longtemps à un jeu de ce genre ! Autant Professeur Layton, on peut facilement s’arrêter plusieurs mois sans que ce soit gênant (le professeur tenant un journal, ça aide beaucoup à se remettre dans le bain), autant un jeu d’action comme Zelda c’est carrément pas recommandé. Comme je l’ai dit, j’ai repris le jeu un an et demi après l’avoir commencé, et j’étais arrivée au donjon final. Dur de s’y remettre.
En parlant du donjon final, pitain qu’est-ce qu’il était ardu ! Même en regardant la soluce sur jeuxvideo.com, c’était casse-bonbon, alors imaginez le temps que j’aurais mis si j’avais décidé de me débrouiller toute seule. Je me souviens plus trop, mais il me semble que d’une manière générale, à part dans la Tour de Dieux, les donjons étaient pas très difficiles.
Notons la présence de pleiiins de quêtes annexes, comme la chasse aux lapins (j’ai jamais trouvé les deux lapins de la contrée des mers qui me manquaient. Saloperies !), les services à rendre aux gens pour débloquer des voies ferrées, les tampons à récolter pour Nico (le petit vieux qui a élevé Link), retrouver ce débile de Ryan chaque fois qu’il nous envoie une photo d’un endroit paumé… Mais on a aussi un tas de petits défis, comme dans le village Boquillon où on doit finir le parcours le plus rapidement possible, ou au château où on doit massacrer plein d’ennemis à la suite sans récupérer de cœurs. Ҫa pullule de libellules, donc.
J’ai kiffé les voyages dans le train, c’était hyper fun. Le seul problème, c’est qu’il allait pas assez vite. Même à la vitesse maximale on avait l’impression de faire une promenade, les cheveux ondulant au gré du vent printanier, une main tout de même sur le canon pour refroidir les ennemis qui voudraient déranger notre visite du pays.
Il faut que je parle de Zelda : oui, elle est vachement plus utile et « personnifiée » que dans tous les autres jeux de la série auxquels j’ai pu jouer, mais qu’est-ce qu’elle est relou ! C’est un esprit et il faut quand même qu’elle flippe pour de malheureuses souris ou les petits machins électriques lancés par Kimado lors du combat final. Sans compter un tas de petites réflexions d’une niaiserie incroyable et une balourdise à toute épreuve (lorsqu’elle est dans une armure).
Bref ! The Legend of Zelda : Spirit Tracks est un chouette jeu qui fait passer un chouette moment (sauf le boss final, qui m’a carrément fait balancer la DS à l’autre bout du lit).
The Legend of Zelda : Ocarina of Time 3D attend sagement sur mon étagère, est-ce que j’annonce que ce sera la prochaine critique de jeu vidéo ou pas… ?
23 septembre 2011
Lectures de l'été
Une saison et ça repart !
Où es-tu ?, de Marc Lévy : Je vous vois sortir les tomates, les gourdins et autres outils d’humiliation et de bastonnade, alors patientez deux minutes, laissez-moi vous expliquer. Comme je prévoyais de me débarrasser de bon nombre de livres encombrants pendant les vacances, je me suis dit que c’était le moment de lire ce Marc Lévy que j’avais choppé 50 centimes dans une brocante, histoire de plus le voir polluer ma bibliothèque remplie de livres qu’ils sont tous bien et beaux. L’histoire, en gros, c’est un gars qui aime une fille mais la fille part dans un autre pays aider les pauvres gens même si elle aime le garçon, alors le garçon étudie sagement, travaille sagement, trouve une femme sagement et fait un môme sagement pendant que la fille sauve des pauvres gens et couche avec des gens et a une fille avec un de ces gens. Et ils s’écrivent des lettres qui sont intercalées entre le récit de la vie de l’un ou de l’autre. Au début, c’est relativement intéressant tout en étant relativement ennuyeux. Et au bout du tiers du livre, tu te dis que c’est franchement ennuyeux et tu regrettes d’avoir commencé ce bouquin. Pourquoi, mais pourquoi t’as ce principe à la con de vouloir lire tes livres avant de les revendre, Naëlle, non mais franchement. Bon, déjà c’est écrit avec les pieds. Mais en plus l’auteur nous sort une psychologie de comptoir à mourir d’exaspération. Remarque, il s’en cache pas, puisque la totalité des échanges vachement profonds entre les deux personnages a lieu dans le bar d’un aéroport. Mais attendez, c’est pas le pire du livre. Vers la moitié du bouquin, la fille refile sa môme au gars par le biais d’autres gens et fait croire qu’elle est morte. D’ailleurs le lecteur le croit, au début. Et à la fin, elle revient et nous sort une excuse à la con que j’ai oubliée et tout le monde il est beau, tout le monde il est content. Mais c’est pas tout : la gamine avait peur des ouragans, alors sa mère adoptive, une fois qu’elle a réussi à la sentir, l’a emmenée dans un centre météorologique et elles ont participé au boulot des gens de là-bas qui étaient très gentils, expliquaient un tas de trucs et tout. C’est débile, du début à la fin. Marc Lévy ? Plus JAMAIS !
Auprès de moi toujours, de Kazuo Ishiguro : Ҫ’a été dur de me retenir de lire ce bouquin alors que j’avais pas fini le Marc Lévy. Mais une fois l’autre tache terminée, je me suis jetée dessus et j’ai eu raison. C’était grave bien. Ce qui est embêtant, c’est que, comme j’avais vu le film avant de lire le livre, j’ai cherché impatiemment les morceaux du film dans le livre, ce qui gâche un peu la lecture. Mais c’était quand même très bien. Et très déprimant. J’ai failli pleurer à la fin. Et puis qu’est-ce que c’est bien écrit. Y a pas de figures de style, de pirouettes narratives et tout le saint-frusquin, mais c’est clair, limpide. Beaucoup de choses ne sont pas dites et doivent être comprises par nous-même, c’est peut-être aussi ce qui fait la force de ce roman et de Kazuo Ishiguro en général, puisqu’il utilise ce procédé dans tous ses bouquins, apparemment. Bref, foncez.
Le Guide du voyageur galactique (tome I), de Douglas Adams : Comment dire… C’était bien, mais au bout d’une demi-heure ça me gonflait, du coup je devais régulièrement faire des pauses avant de reprendre, ce qui fait que j’ai mis une éternité à lire ce livre. Semblerait que l’humour livresque ne marche pas sur moi. Mais y a quand même des trucs bien drôles dans ce bouquin, comme le robot Marvin complètement déprimé et pessimiste à fond les ballons. En fait, tout le roman baigne dans l’absurde. Accessoirement, j’ai vu le film, et il est relativement nase (sauf Marvin dont je suis fan), je trouve que l’univers d’Adams est dénaturé. En revanche, la bande-annonce est sûrement la meilleure que j’aie vue. Voyez par vous-même.
Le Dernier Restaurant avant la Fin du Monde (tome II), de Douglas Adams : Pareil. C’était bien mais fallait que je fasse des pauses.
La P… respectueuse, suivi de Morts sans sépulture, de Jean-Paul Sartre : Hum, bon. C’était bien, mais pas non plus marquant. Il faudrait que je relise ces pièces, en fait.
La Nuit des temps, de René Barjavel : C’est le cadeau d’anniversaire d’Acid Brain ! J’ai un avis plutôt mitigé sur la chose. Déjà, j’ai eu du mal avec l’écriture. C’est pas toujours très bien écrit, sans compter que j’ai du mal avec l’emploi du présent. Barjavel nous décrit dans le détail la découverte de l’Œuf et, perso, ça m’a pas passionnée parce que je comprenais pas grand-chose et j’arrivais pas à imaginer la tête du machin. Mais dès qu’Éléa et Païkan apparaissent, tout de suite ça devient franchement intéressant. Reste que je trouve la narration assez frustrante, mal gérée parfois. Par exemple, plusieurs chapitres d’affilée sont consacrés au récit par Éléa de la fin de sa civilisation, au détriment de ce qui se passe pendant ce temps dans la salle d’opérations : l’homme reposant avec Éléa dans l’Œuf qu’on essaie de réveiller. Mais j’ai quand même bien aimé la mobilisation de tous ces scientifiques contre leurs pays respectifs pour faire revenir à la vie les deux êtres de l’Œuf, les trahisons, le fait qu’on sache pas pour qui travaillait le traître, et puis cette fin à la Roméo et Juliette. Quand on referme le livre, on se dit que le monde est injuste.
Neverwhere, de Neil Gaiman : Je l’ai lu en anglais, et j’ai été tout étonnée de constater que je comprenais relativement bien ce qui se racontait. Y a certains passages qui m’ont un peu échappé, les descriptions notamment, mais j’ai pas eu à me plonger dans le dico toutes les 30 secondes et au bout d’un moment je comprenais ce que certains mots récurrents voulaient dire. Mais bref. C’est original, cette histoire de monde à l’envers, c’est carrément bien vu, et les noms des stations de métro qui correspondent à une réalité dans le London Below, aussi. Il faudrait que je le relise en français pour tout bien remettre en place dans ma tête. Mais ça me fait un peu peur, j’ai jeté un coup d’œil à la version française et ils ont traduit Door par Porte. Ҫa fait très bizarre (même si c’est justifié). Lady Door ça a plus de classe que Lady Porte, quand même.
Quand nous étions orphelins, de Kazuo Ishiguro : Cet auteur m’attirant comme un aimant, j’ai acheté un autre de ses romans. Si vous prévoyez de lire ce bouquin, je vous conseille de ne pas lire cette critique, je vais un peu spoiler. Ҫa raconte comment un garçon qui a perdu ses parents idéalise toute son enfance leur disparition et associe certains souvenirs entre eux pour finalement se rendre compte, une fois devenu adulte et détective, qu’il s’était monté le bourrichon et que tout ça c’était du flan : leur disparition n’est pas aussi noble qu’il le pensait, c’est même tout le contraire. C’est dans ce roman qu’on s’aperçoit que la mémoire joue vraiment un rôle important dans l’œuvre d’Ishiguro. On le voyait déjà un peu dans Auprès de moi toujours, mais là c’est encore plus frappant. Christopher (le héros) réalise que toute son enfance n’a été qu’une imposture. Et d’ailleurs, il est complètement dégoutté de son métier une fois cette affaire résolue. Mais j’aurais deux ou trois reproches à faire à ce livre. Déjà, je trouve que la partie racontant son enfance dure trop longtemps. Au bout d’un moment ça m’a un peu gonflée de voir défiler tous ces souvenirs avec son ami Akira. J’aurais préféré qu’ils s’entremêlent avec des souvenirs plus récents. Et quand il revoit Akira pendant la guerre, j’ai pas bien compris pourquoi il le laissait tomber. Y a un moment où je devais pas être assez attentive. Mais à part ça, j’ai adoré ce roman, peut-être plus qu’Auprès de moi toujours.
Switch Girl !! (tomes 8 à 13) de Natsumi Aida : C’était sympa. Comme je l’avais déjà dit, certaines histoires partent carrément en vrille et ça me gonfle à un point… ! Par exemple, celle qui débute dans le tome 11, avec les gars dealers et proxénètes. C’est du grand délire, n’importe quoi. Et j’aime pas du tout le cliché qui est véhiculé : tous les jeunes de lycées défavorisés ou sortis du système scolaire ne sont pas des dealers et/ou des proxénètes. Mais à côté de ça, on a quelques histoires sympas, comme celle de la Saint-Valentin, quand Queen Guenon lance un sort à Nika pour qu’elle devienne une petite vieille, ou l’histoire d’amour entre Queen Guenon et M. Someya (qui est éparpillée sur plusieurs chapitres, quelle frustration !). C’est mignon. En fait, il y a des hauts et des bas, dans ce manga.
Frankenstein, de Mary Shelley : Saperlipopette, que ce livre est chiant ! Il pourrait être bien, mais il a un gros défaut : le personnage (Frankenstein, le créateur, sa créature n’ayant pas de nom) passe son temps à se plaindre. Il se dit très malheureux, alors que, entre le créateur et la créature, c’est la créature qui a le plus à se plaindre. Frankenstein est égoïste, égocentrique, narcissique, injuste envers sa créature, pense que le destin a voulu qu’il soit malheureux alors que c’est uniquement de sa faute s’il ne l’est pas. Ҫa aide pas du tout à s’y attacher. Et même quand la créature se lance dans le récit de sa vie depuis qu’elle a quitté le laboratoire de Frankenstein, on finit par être gonflé par toutes ces phrases neuneu : « Oh, l’herbe verdoie, les oiseaux chantent, les gens sont beaux et bons, ils vont m’accepter, c’est sûr ! » Ben non. Et ça aussi c’est n’importe quoi. C’est pas parce qu’une personne est laide qu’on a envie de la taper et qu’on la déteste, sans déconner. Si c’est ça le romantisme, je sors un flingue la prochaine fois que j’en entends parler.
Le Magicien d’Oz, de Lyman Franck Baum : Ah, enfin j’ai lu ce conte dont j’entendais souvent parler sans rien en savoir. C’était bien raconté. Je sais pas trop quoi dire, en fait. C’est charmant, voilà. Si je pouvais écrire ça, un jour, je serais contente. Par contre l’édition m’a un peu fait grogner. J’ai lu l’édition Garnier Flammarion dans la collection Étonnants classiques. J’ai relevé une faute d’accord, une ou deux coquilles (par exemple « j’ai oui dire » au lieu de « j’ai ouï dire »), des espaces manquants, et un ou deux problèmes de typo. L’édition est clairement pour les enfants, mais c’est pas une raison pour laisser des fautes bêtes comme ça.
Si c’est un homme, de Primo Levi : Ҫa faisait un moment que je voulais lire ce livre, et je regrette pas de l’avoir fait. J’ai jamais eu autant envie de pleurer à la lecture d’un livre. Dès le début, en lisant le poème mis en exergue, on a envie de pleurer. Régulièrement au cours de ma lecture je revenais à ce poème parce que je trouve qu’il dit tout en très peu de mots. C’est un livre qu’il FAUT lire, absolument. Parce que c’est important de voir ce qu’on a été capable de faire, de savoir à quel point c’est horrible.
Fullmetal Alchemist (tomes 26 et 27), d’Hiromu Arakawa : Comme j’ai – enfin – fini l’anime en juillet, j’ai pas grand-chose à dire sur ces deux derniers tomes à part : « Bouhou, c’est fini ! » et « C’était bien ! ».
Les machines à bonheur, de Ray Bradbury : C’est un recueil de 21 nouvelles, de genres différents : fantastique, réaliste, science-fiction… Il y en a que j’ai aimées (Celui qui attend, Jeunes amis, faites pousser des champignons dans votre cave !, La femme illustrée, Certains vivent comme Lazare, Ainsi mourut Riabouchinska, La jeune fille et la mort, L’œuvre de Juan Díaz), d’autres moins (Tyrannosaurus Rex, Vacances, Le petit tambour de Shiloh, El Día de Muerte). Certaines étaient assez embrouillées (El Día de Muerte, Tyrannosaurus Rex) ou très bien écrites (Certains vivent comme Lazare). Mais dans toutes on retrouve cette écriture très (trop, parfois ?) imagée qui caractérise Bradbury. Un bon recueil, donc, qui allie des nouvelles tantôt moqueuses, tantôt tristes.
Et le prochain livre sur la liste avant la reprise des cours est Le Seigneur des Anneaux, T3, Le Retour du roi. Ça fait trois mois que ma conscience me tape sur le système pour que je le lise, donc je le lis. Ce sera donc le premier livre dont je parlerai dans l'article « Lectures de l'automne » !
21 août 2011
Pokemon Noir et Blanc
Pokémon, commentez-les tous ! Oui enfin non, hein, faut pas déconner. Si vous voulez la critique de Pokémon Diamant et Perle, c’est par là. Si vous voulez la critique de Pokémon Noir et Blanc, lisez ce qui suit. Si vous voulez la critique des plus anciens et des remakes, démerdez-vous.

Les personnages
Il était une fois, dans une région appelée Unys, un héros que nous appellerons Nero ou une héroïne que nous appellerons Naëlle. Nero/Naëlle et ses deux amis vivaient heureux dans leur village paumé quand, un jour, le professeur Keteleeria leur dit de se bouger le fion et de laisser leurs parents tranquilles. Elle leur présenta donc les trois Pokémon starters les plus laids (excepté Vipélierre) de toutes les générations Pokémon, leur fila le Pokédex et c’est parti mon kiki, fiche-moi le camp de là.
Des progrès ont encore été faits au niveau de la « psychologie » des personnages : Bianca est une fille maladroite, toujours en retard, un peu idiote et… et c’est déjà bien ; Tcheren est un petit intello pas drôle avide de puissance. Ils sont complètement caricaturaux mais bon. Bianca, ce sera la fille facile à battre ; Tcheren, ce sera votre vrai adversaire, celui contre qui vous galèrerez un peu (mais pas trop, parce que faut pas pousser mémé dans les orties non plus : vous êtes le/la meilleur(e) et puis c’est tout). Oui, ils sont gonflants, mais faut être compréhensif : c’est les seuls amis que vous avez pu trouver dans ce trou paumé. Ghetis a l’air méchant et pour une fois l’habit fait le moine : c’est normal, c’est lui le grand méchant, même si on veut nous faire croire que c’est N. N a l’air un peu naïf et c’est normal : il est naïf. Ce pauvre garçon a été embrigadé dès sa plus tendre enfance et il essaie de nous faire croire que les Pokémon doivent être libérés du joug de l’esclavage, méchants humains, méchants ! Alors voilà, ces deux-là sont les boss de la team Plasma, une bande de bras cassés. Leur but apparent, c’est donc de libérer les Pokémon. Mais en vrai, c’est de dominer le monde (on ne se refait pas).
Y a aussi des progrès au niveau de la participation des personnages dans le jeu. À chaque intervention de la team Plasma, on est pris en main par le champion d’arène de la prochaine ville dans laquelle on ira et Tcheren et/ou Bianca interviennent régulièrement pour vous aider à botter des derrières. Et à la fin, tous les champions qui vous ont aidé arrivent pour se battre contre les Sages de la team Plasma et nous permettre de continuer notre chemin. C’est pas grand-chose mais au moins on a l’impression de pas sauver le monde tout seul.
Les Pokémon
Enfiiiiin on est débarrassé de tous ces Pokémon des
premières générations : Tentacool, Magicarpe, Pikachu, et patati et patata. Là, on n’a que les Pokémon de la région d’Unys, donc que des nouveaux. Ils sont pas toujours originaux, on sent le recyclage d’une génération à l’autre, mais y a pas Tentacool alors on est content (oui, j’ai été traumatisée par les Tentacool…). Les anciens Pokémon arrivent quand vous avez fait la Ligue pokémon et c’est la même arnaque que dans Diamant et Perle : beaucoup de Pokémon doivent être transférés des anciennes versions vers les nouvelles. C’est juste pour allonger la durée de vie du jeu, c’est nul, ça sert à rien.
De nouveaux combats font leur apparition : les combats à trois Pokémon et les combats rotatifs. Malheureusement il y en a très peu. Et c’est dommage parce que ça nécessite une stratégie en béton qu’on n’a pas le temps d’élaborer vu le nombre très restreint de combats disponibles de ce genre. En revanche, évolution du côté des combats à deux Pokémon : certaines zones d’herbe permettent d’en rencontrer deux en même temps.
Déception du côté des attaques : j’ai comme l’impression que les attaques qu’apprennent les Pokémon sont toutes relativement nases. Si on veut que ce soit efficace faut leur apprendre des CT. Par exemple, Zéblitz est infoutu d’apprendre Tonnerre et/ou Fatal-Foudre. L’attaque électrique la plus forte qu’il puisse apprendre, c’est Éclair fou (avec une puissance de 90) et ça le blesse. Bon alors ok Zéblitz c’est pas le Pokémon le plus rentable qu’on puisse trouver mais faut pas déconner quand même. Roitiflam est un Pokémon feu et combat et il apprend par lui-même que deux attaques combat. Et un tas de Pokémon apprennent des attaques qui n’ont rien à voir avec leur type.
La carte
Les villes sont un poil plus originales et jolies que dans Diamant et Perle, mais c’est moins dans le graphisme (bon, si, Volucité et les ponts, quand même) que dans les « thèmes » des villes. Par exemple, Janusia, dans la version blanche, est clairement une ville médiévale voire « antique » (si on peut dire ça). Maillard est une ville constituée de vieux entrepôts, donc l’architecture des maisons est un peu spéciale. Méanville est une « ville foraine », donc il y a un parc d’attractions dans lequel l’arène est une montagne russe (complètement fun même si les concepteurs auraient pu aller plus loin dans le trip, je trouve), des stades, un music hall, deux bâtiments pour se battre et se tester. Le pont du Hameau est un village construit sur un pont, c’est con mais fallait y penser. Bref, on n’habite pas dans les arbres (Cimetronnelle) ou sur l’eau (Pacifiville) comme dans Rubis et Saphir mais c’est déjà mieux que la très moche Voilaroc de Diamant et Perle. Ah, d’ailleurs, qu’est-ce que vous pensez de Volucité ? Je comprends pas pourquoi le centre commercial n’est pas dans cette ville. C’est rempli d’immeubles où y a pas grand-chose à faire, donc autant y mettre le centre commercial, ça aurait servi à quelque chose… J’aime pas le fait de changer de perspective chaque fois que je vais sur la jetée ou dans une rue. Et puis c’est tout bétonné, j’aime pas. (C’est pour ça que je suis très contente d’avoir pris la version blanche : Janusia n’est pas une ville futuriste et au lieu d’avoir la Ville Noire j’ai la Forêt Blanche (les noms parlent d’eux-même).
Sinon, globalement, la région est plutôt équilibrée : des grottes/montagnes mais pas trop, des paysages naturels avec cascades, zones d’herbe, plage, etc. mais pas trop (toute la partie qu’on découvre après la Ligue, en fait), un désert parce qu’il le faut bien… Ce qu’il manque, en revanche (mais est-ce vraiment un manque ? J’en suis pas si sûre), c’est la traversée d’une grande étendue d’eau, comme on en avait toujours eu jusqu’à présent, si je me souviens bien. C’est d’ailleurs dans ces moments-là qu’on était assailli de Tentacool. La CS Surf sert pas à grand-chose, du coup.
Les Pokémon légendaires
Il fallait que je fasse un paragraphe là-dessus, je suis frustrée. C’est moi ou les Pokémon légendaires sont de plus en plus simples à attraper ? Comment ça se fait que Zekrom/Reshiram, il suffit de le mettre dans le rouge et de lui lancer une Hyperball pour que ce soit dans la poche ? Comment, mais COMMENT j’ai pu attraper Viridium avec une Faibloball et en peu de temps ? Pourquoi je galère plus à attraper un connard de Métamorph ou un Métang qu’à chopper Kyurem (qui, m’a judicieusement fait remarquer ma sœur, ressemble à un gros poulet) ? Bref, à part un ou deux (maxi) qui m’ont fait chier comme il fallait, c’était relativement simple d’attraper les Pokémon légendaires.
Les graphismes
Bon, tout le monde a noté l’arrivée de la 3D. Alors on traverse de jolis ponts avec des zooms de la caméra, y a Volucité, on peut voir un coucher de soleil du pont du bateau qui quitte Volucité… Tout plein de trucs comme ça. Moui, bon. Je préfère quand même la bonne petite ville à l’ancienne.
Avis général
L’avantage de Blanc et Noir, par rapport à Diamant et Perle, c’est qu’on n’est pas jeté comme une vieille chaussette une fois qu’on a donné une fessée déculottée à la Team Plasma. Y a un mec qui vient nous voir et qui nous dit qu’il faut retrouver les 7 Sages. On se battra presque pas contre eux, mais ça nous permet de découvrir enfin la zone jusqu’alors inexplorée d’Unys : le Pont du hameau, Entrelasque, Vaguelonne, Forêt Blanche. Et on trouve des dresseurs avec des Pokémon de niveau 60 et plus ! Alors que les nôtres sont tout juste niveau 50. Autant dire qu’une fois le tour de ces villes effectué, on a eu tellement d’XP qu’on a pris 10 niveaux. En plus, le deuxième défi à la ligue se fait avec des Pokémon de niveau 75, donc on a de quoi monter peinard de niveau. Les stades de Méanville proposent des combats avec des dresseurs possédant des Pokémon de niveau 65 en moyenne, on trouve Cynthia – la boss finale de la ligue de Diamant et Perle – dans une maison à Vaguelonne avec des Pokémon niveau 75 et le concepteur du jeu à Volucité, idem. Donc on a largement assez de combats pour 1) faire monter son équipe au niveau 100 et 2) faire évoluer rapidement tous les Pokémon d’Unys. Et ça, c’est bien.
Ah et puis y a le retour du jour et de la nuit et l’arrivée des saisons. C’est carrément classe. Failli oublier : le Heylink. J’ai pas encore testé l’histoire des rêves de Pokémon mais j’ai été dans le monde pokémonien de ma sœur et c’est assez… restreint. Déjà, pour pouvoir y aller, faut que l’autre joueur ne soit pas dans un bâtiment et qu’il ne fasse pas de combat : en gros, il doit rien faire. Ensuite, une fois que tu y es, tu peux faire une mission, mais c’est relativement simple et c’est toujours les mêmes, si j’ai bien compris. Enfin, tu peux toujours te promener dans le monde de l’autre joueur, mais tu ne peux ni entrer dans les bâtiments, ni te battre, ni rester très longtemps. En gros, tu peux rien faire. Le seul intérêt que j’y ai trouvé, pour l’instant, c’est pour l’histoire de la Ville Noire et de la Forêt Blanche. Au début, Forêt Blanche a une maison, un centre Pokémon, deux gugusses et des grands arbres. Une fois qu’on a recruté des gens de la Ville Noire, miracle ! Forêt Blanche a désormais des habitants ainsi que des zones d’herbe et des plans d’eau dans lesquels on trouve des Pokémons des autres versions ! Voilà, it’s all, folks.
Donc globalement j’ai plutôt bien aimé cette version de Pokémon.
20 juillet 2011
Doctor Who
Ça fait 2-3 articles que je fais allusion à cette série, alors je vais en parler un peu. Sauf que je vais juste brièvement donner mon avis sur chaque saison, j'ai la flemme d'en faire plus.
Rapidement, un topo de l'histoire: "Docteur Who", c'est un mec qui se balade dans le temps et l'espace à bord d'une boîte bleue, le TARDIS. C'est un extraterrestre, un time lord (la classe, hein?) qui vient d'une planète dont il est le dernier représentant vivant (d'après lui). Et il kiffe les humains comme pas permis, donc il prend toujours une demoiselle avec lui pour se sentir moins seul. La particularité du docteur, c'est qu'il a deux coeurs et qu'il est un peu comme un phénix, quand il meurt il ressuscite mais sous une autre forme. C'est ce qui a permis à la série de durer aussi longtemps (depuis 1963!): l'acteur principal doit se casser? on le fait mourir et un autre prend sa place. Dans cette série on voit des bonshommes verts, bleus, rouges, roses, métalliques, dégueulasses ou mignons. Ils crient "Exterminate! Exterminate!", "Delete! Delete!" ou ils chantent, c'est selon. Bref, cette série déchire tout.
Saison 1
C'est un peu con mais en regardant le premier épisode, avec ma soeur on a eu un fou rire mémorable. On s'attendait pas à ce qu'un mannequin se mette à bouger et donne autant les chocottes à cette blondasse de Rose Tyler (la compagne du docteur, jouée par Billie Piper). On voit ensuite apparaître le docteur, très... bon, physiquement c'est pas la joie, mais il joue plutôt bien cet acteur (Christopher Eccleston). Mais c'est pas le plus mémorable. En effet, il ne reste qu'une saison, une saison qui n'a pas été terrible côté scénario. La preuve, je me souviens de presque aucun épisode. Les épisodes marquants sont, selon moi, les épisodes 9 et 10, dans lesquels le docteur et Rose se retrouvent à Londres pendant la Seconde Guerre mondiale au côté d'une fille, Nancy, qui s'occupe des orphelins et est poursuivie par un étrange petit garçon dont le visage est caché par un masque à gaz et demande tout le temps: "Maman? Maman?" Ces deux épisodes sont un peu flippants mais quand on voit la fin, on peut pas s'empêcher de trouver ça mignon. Et puis évidemment, on voit apparaître le beau Jack Harkness, qui embrasse tout ce qui bouge. Huhu.
Saison 2
À la fin de la saison 1, Christopher Eccleston laisse place à David Tennant (le début du nom de l'acteur correspond au numéro du docteur: David Tennant est le dixième docteur, docteur Ten! Elle est pas belle la coïncidence?). Ce mec est un dieu. Parce qu'il joue super bien. Il est capable de faire des têtes complètement délirantes. Et son "Allons-y" dit en français est excelleeent, raaah je suis fan. Hum, oui, donc. Rose est toujours là, et ça c'est triste. Cette fille est nunuche, pas super courageuse, un peu débile sur les bords (faut toujours qu'elle se jette dans les bras des méchants, c'est à se demander pour qui elle craque), et son coeur balance entre Mickey (son copain "banal") et le docteur. Même dans la saison 4, elle va encore nous faire chier avec ça. Bref, la saison 2 est mieux que la première, déjà parce qu'il y a David Tennant, et ensuite parce que la qualité des épisodes augmente légèrement. À mon sens, les meilleurs épisodes sont Un loup-garou royal (parce qu'il est bien flippant) et La Cheminée du temps (parce que c'est beauuu et bien ficelé). Par contre, on a droit aux Cybermen, que j'aime paaas. La compensation, c'est qu'on se débarrasse de Rose...
Saison 3
... qui est remplacée par l'étudiante en médecine Martha Jones (jouée par Freema Agyeman). Cette fille-là est courageuse, énergique, entreprenante, bref elle est chouette. Le seul problème, c'est qu'elle force un peu la main au docteur pour qu'il l'emmène et qu'elle veut qu'il l'aime alors que lui en aime une autre (ah là là, mais de qui s'agit-il?). Le docteur est toujours joué par David Tennant, et c'est très bien. Je pense que la saison 3 est une des meilleures de la série depuis sa reprise en 2005 (oui parce que faut pas déconner, j'ai mis 300 plombes avant de finir 5 saisons, je vais pas non plus me taper les 695 épisodes qui ont été diffusés de 1965 à 1989), parce qu'elle allie compagne pas chiante et scénarios du tonnerre. On a droit à plusieurs épisodes excellents, comme Peines d'amour gagnées (Shakespeare pique des phrases classes au docteur qu'il va réutiliser dans ses pièces, y a des sorcières, ça parle de l'inspiration de l'écrivain, donc c'est forcément bien), L'Embouteillage sans fin (je sais plus pourquoi je l'ai aimé... m'enfin on voit des chatons pendant environ 5 secondes, et les chatons c'est so cute, comme chacun sait), les deux épisodes avec les Daleks (même si j'aime pas les Daleks, ces deux épisodes sont pas mal et il y a Andrew Garfield que j'aiiime), Les Anges pleureurs (absolument ex-cel-lent, super flippant, et en plus il y a Carey Mulligan que je commence sérieusement à aimer aussi (oui, j'ai vu Never Let Me Go, oui, j'ai déprimé pendant des jours, et oui, il faut voir ce film)). À la fin de la saison, Martha renonce enfin à faire battre la chamade aux deux coeurs du docteur, et elle quitte donc notre boîboîte bleue préférée pour laisser la place...
Saison 4
... à Catherine Tate, alias Donna Noble.
On l'avait vue dans un épisode HS avant la saison 3, et j'avais personnellement super peur qu'elle gueule comme une malade à longueur d'épisodes. Mais en fin de compte ça va, elle s'époumone pas mal mais elle est drôle et très humaine. Nous repartons donc pour une saison mouvementée, avec des épisodes aussi bien fichus que dans la saison 3, voire même meilleurs. En fait, à partir de l'épisode 7 (avec Agatha Christie), c'est que du bon. La Bibliothèque des ombres (deux épisodes) est oppressant et franchement intéressant même si un peu longuet et l'épisode qui suit, Midnight (il faut parfois revenir au titre anglais), est un huis clos ultra angoissant, t'es crispé pendant tout l'épisode, c'est wonderful. La petite déception, avec cette saison, c'est que le changement de docteur s'effectue dans les épisodes HS. Ces épisodes sont évidemment géniaux (attendez-vous à être abruti par tant de classe, d'héroïsme, de scènes dramatiques, de phrases marquantes et d'acteurs qui jouent bien) mais le problème, c'est qu'on les attend. On sait que quelque chose d'énorme se prépare, mais ça ne vient pas. Mais bon, bref.

Saison 5
Cette saison commence avec un nouveau docteur dont le corps n'a pas fini de "cicatriser", dont la personnalité n'est pas encore tout à fait établie (oui parce que le docteur change légèrement de personnalité à chaque renaissance) et dont le TARDIS est momentanément hors service, le coinçant dans un trou paumé d'Écosse. Après la fin de saison magistrale et la sortie en fanfare de David Tennant, on pouvait raisonnablement angoisser à propos du prochain docteur. Mais ces angoisses n'avaient pas lieu d'être puisque Matt Smith est génial aussi. Même avec des vêtements moches il a la classe, c'est dire. Il rencontre sa future compagne, Amy Pond (Karen Gillan), qui, je trouve, est la plus mignonne des compagnes du docteur jusqu'à maintenant (ne me parlez pas de Rose, par pitié). J'aime bien la relation qui se tisse entre eux dans les premiers épisodes, relation mi-père-fille, mi-amoureuse. Le problème, c'est que c'est la relation "amoureuse" qui finit par dominer, c'est dommage. Mais cette compagne-là n'a pas la même manie agaçante d'hésiter 300 ans entre son copain "banal" et le docteur: on sait relativement vite pour qui son coeur balance, même s'il y a un pseudo-suspense jusqu'à la presque fin de saison. Ah et je précise que le copain en question (Arthur Darvill, alias Rory Williams) accompagne nos deux cocos un petit paquet d'épisodes. Il faut aussi savoir que la série a changé de scénariste principal, on passe de Russel T. Davies à Steven Moffat. Et ça se ressent pas mal dans les deux derniers épisodes de la saison. Parce que même si Davies partait parfois (ok, souvent) dans des épisodes à rallonge, ça lui arrivait d'avoir des coups de génie (c'est à lui qu'on doit la fin de la saison 4, quand même). Les deux derniers
épisodes de la saison 5 sont bien fichus, mais bon... On s'attendait à plus. À chaque épisode notre curiosité était attisée par cette faille dans le temps, donc on s'attendait à une fin de saison explosive. Sauf que non. M'enfin, c'est une fin de saison dans la moyenne, on peut pas non plus demander la lune à chaque fois. On a quand même de bons épisodes, comme Le Prisonnier zéro (cette espèce de gros serpent m'a fait faire des rêves pas super rassurants), Le Seigneur des rêves ou Vincent et le Docteur (élu meilleur épisode de la saison par moi).
Et voilà! J'attends la fin de la saison 6 pour la commencer.
EDIT: J'ai peut-être été un peu dure avec Moffat. C'est quand même lui qui a écrit la plupart de mes épisodes préférés.


