La passionnante vie de Naëlle

Bon faut bien le dire, le titre de ce blog c'est de la publicité mensongère, ma vie est tout sauf passionnante. Mais je peux pas m'empêcher de la raconter, j'y peux rien!

26 décembre 2012

Lectures de l'automne

L’hiver est là depuis quelques jours, je suis en retard. Ҫa m’apprendra à faire mes comptes-rendus de lecture à la dernière minute.
Je suis contente parce que j’ai dû lire des auteurs contemporains pour l’un de mes cours, ce qui m’a permis de faire des découvertes (en bien ou en mal, mais peu importe, du moment que je découvre des auteurs).

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Toni Morrison

L’histoire se déroule dans l’Amérique des années 1950, donc dans un contexte où la vie des Noirs n’est pas des plus aisées et où on envoie des soldats à l’étranger pour faire la guerre. Franck Money est précisément un Noir qui est revenu traumatisé de la guerre. Gravitent autour de lui d’autres personnages, comme ses grands-parents, son ex-petite amie, sa sœur Cee, et chaque chapitre nous raconte la vie et les sentiments des uns ou des autres, ces chapitres eux-mêmes entrecoupés d’autres chapitres où Franck parle, comme dans un témoignage.

Il ne se passe pas grand-chose dans ce roman de 150 pages, mais l’histoire est prenante malgré tout parce que l’écriture est excellente, à mon sens, et que cette histoire recèle une grande violence qui n’est pas toujours explicite. C’est poétique, rythmé, et l’auteur amène petit à petit différents éléments de la psychologie ou de l’histoire des personnages. Changer presque systématiquement de personnage à chaque chapitre aide aussi à ne pas s’ennuyer, et tous les personnages finissent par devenir attachants (sauf Lenore, la femme avec qui le grand-père de Franck s’est remarié, en ce qui me concerne) alors que, en les voyant tous du point de vue de Franck, on n’aurait peut-être pas été aussi intéressé par leur histoire. Cee, la sœur de Franck, est particulièrement attachante ; en fait, c’est une fille perdue qui essaie de survivre tant bien que mal.

Ce roman est aussi intéressant parce qu’il pose la question de l’appartenance à un groupe, de la liberté et de ce qu’on peut considérer comme sa demeure.

Voilà, donc c’est une très mauvaise critique que j’ai écrite là, mais il faut tirer de tout ça que j’ai aimé ce roman, qui se lit vite mais qu’on n’oublie pas pour autant.


Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil
Haruki Murakami

Aaah, mais quelle déception ! C’est la première fois qu’un Murakami me déçoit (cela dit, il fallait bien que ça arrive un jour).

Hajime raconte l’histoire d’amour impossible qu’il a eue avec Shimamoto-san. Il l’a rencontrée en primaire, puis ils ont été dans des écoles différentes et ce n’est qu’à la quarantaine qu’ils se sont retrouvés, suite à un article dans un magazine sur les bars de jazz qu’Hajime tient grâce aux fonds que son beau-père lui a fournis.

J’ai globalement un bon souvenir de ce roman parce qu’il a toutes les qualités des autres romans de l’auteur. L’écriture est bonne (si on excepte quelques répétitions (« ensemble tous les deux » vers le début, ou alors des idées qui sont répétées en début et en fin de paragraphe), on est rapidement accro au livre et on ne peut plus le lâcher, surtout quand Shimamoto-san apparaît. Cela dit, le début est peut-être un peu long à se mettre en place, on ne saisit pas bien pourquoi Hajime tient absolument à nous raconter dans le détail ses amours de jeunesse. Mais on a toujours les thèmes présents dans ses autres romans : recherche de l’âme sœur et de soi-même, sensation de solitude, de vide, etc., qui sont finalement universels.

Cependant on a la sensation que le roman est inabouti parce que l’auteur ne nous révèle strictement rien du passé de Shimamoto-san, alors qu’Hajime se pose autant de questions que nous à ce sujet. Ҫa donne l’impression que Murakami a semé des épisodes intrigants qui laissent deviner des événements romanesques dans la vie de Shimamoto-san mais que finalement, il n’a pas trouvé d’explications à la hauteur du suspens qu’il a suscité et qu’il s’est rabattu sur la solution de facilité, c’est-à-dire laisser le lecteur dans le flou total. Du coup, on ne sait pas pourquoi un homme est venu donner de l’argent à Hajime pour qu’il arrête de suivre Shimamoto-san, on ne sait pas pourquoi elle a perdu son enfant un an plus tôt ni si elle a été ou est mariée, on ne sait pas pourquoi elle a des crises qui lui font frôler la mort si elle ne prend pas ses médicaments, on ne sait pas pourquoi elle n’a jamais travaillé de sa vie et, enfin, on ne sait pas pourquoi elle disparaît tout bonnement après avoir passé la nuit avec Hajime. La cerise sur le gâteau. Et le pire, c’est qu’elle lui avait dit (et nous, pauvres lecteurs, ne pouvions que la croire) qu’elle lui révélerait tout au matin. C’est le gros défaut du roman, et la raison de ma déception, parce que vous imaginez bien que c’est très frustrant de ne pas connaître le fin mot de l’histoire.

Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil est donc un roman sympathique mais ce n’est pas le meilleur de Murakami.


Je vais passer pour un vieux con
et autres petites phrases qui en disent long
Philippe Delerm

L’auteur prend une vingtaine de phrases du quotidien et les décortique.

J’adore ce livre parce que son résumé tient en une seule phrase ! Mais sinon je ne l’ai pas du tout aimé. Certes, il fait parfois de bonnes remarques (par exemple pour « Vous n’avez aucun nouveau message »), qui peuvent faire sourire, et son écriture est agréable à lire. Et il a aussi l’intention louable de dénoncer quelques « travers » du monde moderne (par exemple avec « Je vais chez Mentec ») et des hommes en société. Mais ces critiques n’ont pas vraiment de portée dans un livre qui a pour unique but de faire le recensement de ces petites phrases. Ҫa aurait pu présenter un quelconque intérêt si Delerm avait été plus incisif, s’il avait déployé tout l’humour et l’ironie dont Desproges, par exemple, était capable (Desproges est inégalable, cela dit, c’est vrai). En plus de ça, toutes les anecdotes ne sont pas évocatrices.

En conclusion, c’est un livre à l’intérêt relatif, peut-être plus destiné à un public restreint.


L’herbe des nuits
Patrick Modiano

Le narrateur se balade dans les rues du Paris des années 1960 (du moins c’est ce que l’on suppose, aucune date n’étant indiquée) et raconte ses rencontres avec des gens pas tout à fait honnêtes, et en particulier une jeune femme, avec qui il a passé le plus clair de ses nuits pendant la courte période où il les a fréquentés. Le narrateur a l’habitude de noter tous les petits détails anodins de la vie quotidienne dans un petit carnet. Plus âgé, il reprend ce carnet et, avec le dossier qu’un policier lui a remis une fois à la retraite, il essaie de comprendre les gens qu’il a fréquentés quand il était jeune et apprend pourquoi presque tous, et en particulier la jeune femme qu’il aimait, avaient de faux noms et se cachaient.

C’est un très mauvais résumé qui ne donne pas vraiment envie de lire ce roman mais, à ma décharge, je me suis magistralement ennuyée à sa lecture et j’ai oublié beaucoup de choses. Je me soupçonne aussi de n’avoir rien compris à ce roman, vu ce que racontent certains dans leurs critiques. Peut-être qu’en ayant lu préalablement d’autres de ses romans, j’aurais mieux compris celui-là.

Quoi qu’il en soit, j’ai trouvé ce roman ennuyeux parce que rien ne nous attache aux personnages. Même le narrateur nous est complètement étranger, c’est dire. En fait, c’est la fameuse écriture blanche qu’emploie Camus dans L’Étranger : le récit froid et sans sentiments des événements. Ajoutez à cela un temps pas très bien défini, des lieux très flous, des personnages distants, l’absence d’intrigue. Seul nous fait tenir le mystère qui plane autour de la femme et de ses compagnons (et l’obligation de le lire pour mon cours, en ce qui me concerne). Et finalement, je me suis dit : tout ça pour ça.

En conclusion, je n’ai pas du tout adhéré à L’herbe des nuits parce que je n’ai pas compris où voulait en venir l’auteur.


Le vaillant petit tailleur
Éric Chevillard

Ce monsieur-là sait manier les mots. Et, en cela, ce monsieur-là est beaucoup plus proche de Desproges que Delerm.

L’auteur-narrateur décide de donner un auteur au conte du vaillant petit tailleur. Il se lance donc dans le récit de ce conte, mais à sa manière bien particulière.

C’est un livre qu’on ne peut pas résumer parce qu’il part dans tous les sens. Et c’est un euphémisme. Comprenez que l’auteur-narrateur va envisager toutes les options possibles à l’histoire, même les plus farfelues, et qu’il va se lancer dans des explications dont à peu près tout le monde se moque royalement. Mais c’est intéressant quand même parce que c’est très bien écrit et très drôle.

En fait, c’est simple, je n’ai pas retenu grand-chose de ce livre si ce n’est que l’auteur a une plume géniale. Rien que pour ça, je trouve que ça vaut la peine d’y jeter un œil, voire deux. Je sais que ce livre en a énervé plus d’un, et c’est vrai qu’à la longue cette écriture exigeante lasse un peu, que ça aurait gagné à être plus court, mais le but n’était pas, je pense, de raconter l’histoire du vaillant petit tailleur mais de montrer qu’on peut faire un livre constitué presque entièrement de digressions et de jouer avec les codes du genre. De ce point de vue-là, Chevillard a gagné son pari.

Alors, maintenant, c’est vrai que ce n’est pas le livre de l’année. C’est spécial, il faut le dire, donc pas accessible à tout le monde. Je n’en ferais pas mon livre de chevet mais, en ce qui me concerne, j’ai plutôt bien aimé.

Le sermon sur la chute de Rome
Jérôme Ferrari

Le fameux prix Goncourt 2012.

Matthieu et Libero décident d’abandonner leurs études à la Sorbonne pour devenir les gérants d’un bar dans leur village natal, en Corse. Leur but : créer, dans ce petit bar, le « meilleur des mondes possibles ». Mais c’est une véritable descente aux enfers qui a lieu, car aux débuts idylliques, où le bar attire non seulement les villageois mais aussi les touristes, fait de bonnes affaires et où tout le monde se côtoie dans la joie et la bonne humeur, succèdent les rancœurs, les humiliations, la colère, la jalousie, les déceptions, les départs, la prostitution, la vengeance et, pour finir, la mort. On voit également les vies insatisfaites d’Aurélie, la sœur de Matthieu, et Marcel, son grand-père.

Que ce soit dit, ce roman est déprimant parce qu’il montre que tout ce que l’homme entreprend est systématiquement voué à s’effondrer. Mais qu’est-ce qu’il est bien écrit ! Je suis sûre qu’il y aurait de quoi faire une étude stylistique. L’auteur alterne phrases très courtes et phrases d’une dizaine de lignes voire une page, et dans tout ça il réussit à passer d’un style indirect classique à un style indirect libre voire presque à du discours direct libre ! Et c’est parfaitement maîtrisé. Ce livre se dévore. J’ai beaucoup aimé, si on excepte toutes les considérations philosophiques sur saint Augustin à la fin que je n’ai pas trop comprises.

Cristallisation secrète
Yoko Ogawa

Sur l’Île, les « objets » disparaissent petit à petit. Les émeraudes, les roses, les oiseaux, les bonbons à la limonade, bref, tout et n’importe quoi. Chaque fois qu’un « objet » disparaît, la narratrice doit brûler/jeter tout ce qui s’y rapporte sous peine d’être arrêtée par la police secrète. Ce n’est pas que les « objets » disparaissent réellement, c’est juste que les habitants de l’Île oublient ce qu’ils signifient, et l’accumulation d’« objets » disparus élargit de plus en plus la cavité au fond de leur cœur. Mais des gens ne ressentent pas ces disparitions et ils doivent se cacher pour échapper à la police secrète. C’est le cas de R., l’éditeur de la narratrice, qu’elle décide de cacher chez elle avec l’aide du grand-père. Parallèlement, elle continue d’écrire son roman, l’histoire d’une jeune femme prenant des cours de dactylographie qui a perdu sa voix et qui ne peut plus s’exprimer que par sa machine à écrire, qui finit à son tour par se taire. Son prof de dactylographie, avec qui elle a une liaison, l’enferme alors au sommet d’un clocher où elle dépérit.

C’est drôle parce que d’un côté je trouve que c’est un roman assez « calme », où tout est dit posément, mais d’un autre côté plus on avance dans le livre et plus on est angoissé par ce qui arrive à la narratrice et à l’Île tout entière. Nous aussi finissons par ressentir la peur, l’oppression qu’exerce la police secrète, symbole du totalitarisme ambiant. Je me demandais si tout finirait par s’arranger, si la police secrète disparaîtrait et si les gens pourraient de nouveau vivre normalement avec tous les « objets » qui avaient disparu ou si au contraire tout finirait par disparaître. Quand j’ai lu la fin du roman dans le roman, j’ai compris quelle serait la fin.

D’ailleurs j’aime bien le parallèle fait entre la narratrice du roman dans le roman et la narratrice du roman… Finalement, il leur arrive exactement la même chose mais en même temps tout l’inverse : avec la narratrice du roman dans le roman, c’est la voix puis tout le reste du corps qui disparaissent, alors qu’avec la narratrice du roman, c’est l’extérieur qui disparaît puis le corps petit à petit, jusqu’à ce qu’il ne reste plus que la voix. Le centre puis la périphérie d’un côté, la périphérie puis le centre de l’autre.

Excellent roman, sur lequel vous devez vous jeter à la première occasion.

Le Secret de Ji, intégrale volume 1
Pierre Grimbert

Il y a plus de cent ans, Nol l’Étrange demanda à ce qu’un émissaire de chaque pays se rende sur l’île Ji. Personne ne sait ce qui s’y passa, ni pourquoi trois des douze émissaires ne revinrent pas. Ils firent le serment de ne jamais rien révéler. Au moment où l’histoire se déroule, les « Héritiers », comme ils s’appellent eux-mêmes, sont traqués par une secte de tueurs. Parmi eux, six réussissent à survivre et à se retrouver. Ils commencent alors une quête à travers le monde pour savoir qui veut leur mort et pour quelle raison. La situation s’avère vite beaucoup plus complexe qu’ils ne l’imaginaient et, plus que leur vie, c’est le monde entier qui est menacé.

En tant que saga fantasy, Le Secret de Ji joue parfaitement son rôle : il est distrayant et addictif. Les personnages sont tous plus ou moins attachants. Léti, une jeune fille de 16 ans dont Yan, 15 ans, est amoureux, m’insupporte parce qu’elle pense que tout tourne autour d’elle. Heureusement elle s’améliore par la suite mais ce n’est pas mon personnage préféré (ma préférence irait plutôt à Yan, s'il fallait choisir. Mais j'aime aussi beaucoup Rey et Grigan). Cette saga est une des rares à ne pas avoir UN mais DES personnages principaux. À part Le Seigneur des Anneaux, c’est bien simple, je n’en vois pas d’autre (mais ma culture fantasy est assez limitée, donc il en existe peut-être des tas). Si au début on est souvent centré sur Yan et Léti, par la suite on suit beaucoup Corenn, Bowbaq, Grigan, Rey, Lana, quand ce n’est pas un point de vue omniscient. Il faut savoir que ces livres ne se découpent pas en chapitres mais en « épisodes ». C’est un procédé que je n’aime pas trop mais, étant donné le nombre de points de vue que l’auteur doit adopter, ça me semble être le seul moyen.

Le point fort de cette saga, c’est immanquablement son suspense. La polyphonie permet au lecteur de connaître les pensées de chaque personnage, de se poser les mêmes questions qu’eux et en même temps d’en connaître plus qu’eux grâce aux points de vue ennemis, ce qui lui permet de faire des hypothèses et de se réjouir quand il a bien deviné. C’est bien géré.

Et heureusement parce que l’écriture, surtout dans le tome 1, n’est pas des meilleures. Là, je vais pousser un coup de gueule contre Mnémos, l’éditeur. Le tome 1 est plein de fautes, ça n’aide pas franchement à entrer dans la lecture. Comme je suis gentille avec mes lecteurs inexistants et méchante avec les maisons d’édition pas fichues d’embaucher un correcteur (qui n’est JAMAIS dispensable, peu importe l’importance de la maison d’édition), je vous ai fait un petit florilège : « qui tombait un peu en ruine plus chaque jour » (p. 50), « Enclopédie » pour « Encyclopédie » à la fin du volume (et c’est répété dans le volume 2), « Pensant qu’il abandonner Yan… » (p. 154) à la place de « abandonnait », ainsi que d’autres fautes d’inattention du même type et deux verbes conjugués au présent au lieu du passé simple. Ҫa fait un certain nombre d’années que l’intégrale attendait sur mes étagères, donc peut-être que depuis il y a eu une réédition corrigée, mais j’ai de gros doutes. Bref, pour revenir à l’écriture en elle-même, elle est plutôt agréable et fait bien son travail descriptif du monde dans lequel évoluent les personnages, mais elle ne vaut pas non plus un Bottero poétique ou un Tolkien magistral. L’auteur a ce tic d’écriture, à la fin d’un épisode, de lancer une phrase du genre : « Mais Truc ne savait pas ce qui l’attendait par la suite. » Ҫa ne sert strictement à rien parce que ce type de phrase exacerbe la curiosité du lecteur alors qu’il a déjà envie de lire la suite. Mention spéciale aux dialogues, en revanche. Rey a des répliques hilarantes, qui font mouche assez souvent.

Un autre point faible de la saga, c’est son début extrêmement lent. Concrètement, ce n’est qu’à la fin du premier tome (si j’ai bien compris le découpage initial de la saga) que tous les personnages importants se trouvent et se rendent sur l’île Ji. Et on a parfois un peu l’impression qu’ils rencontrent des obstacles juste pour qu’il y ait un peu d’action.

Mais, autre point fort, les détails du monde sont bien construits : il y a un nombre assez important de dieux, le système horaire est simple mais ingénieux (on s’exprime en décime, décan, décade, lune, éon). J’ai du mal avec les ordres de grandeur (les pieds), en revanche, mais bon, ce n'est pas grand-chose.

Bref, c’est donc une saga très sympa, dans l’ensemble, mais qui a pour faiblesse un début trop lent, une écriture un peu trop insistante et, surtout, une édition pleine de coquilles.

 

Critique du Secret de Ji (intégrale volume 2) au printemps !


Commentaires

    J'ai eu le même réflexe que toi quand j'ai lu les premières pages du Ferrarri : Molinié serait heureux de mettre ça en examen terminal pour la stylistique xD

    Dis-moi, parmi ton palmarès de lectures japonaises, est-ce que tu as déjà lu du Mishima ?

    Posté par Anassete, 06 janvier 2013 à 23:02
  • Complètement xD

    Nop, jamais. Mais un jour je lirai du Kawabata, du Mishima, d'autres Soseki...

    Posté par Naëlle, 07 janvier 2013 à 13:55
  • Kawabata c’est beau mais simple à comprendre au début. C'est très autobiographique par moment (genre la Danseuse d'Izu) et c'est très codé. Quand j'ai lu Kyoto, j'ai eu l'impression d'être restée en surface même si j'avais compris l'essentiel. Et le Livre de Poche a fait une intégrale de l'auteur si un jour tu veux te faire toute son œuvre

    Posté par Anassete, 07 janvier 2013 à 22:45
  • Chouette! Merci pour l'info!

    Posté par Naëlle, 10 janvier 2013 à 14:35
  • J'vais essayer Mishima bientôt moi par un de ses livres les plus compliqués. Ouais j'aime le challenge !! J'ferai un article dessus donc tu pourras estimer le niveau x)

    Posté par Anassete, 11 janvier 2013 à 12:16
  • Quelle idée, franchement x)

    Au fait, je me demandais: tu as déjà lu du Haruki Murakami? Je crois pas avoir vu d'article le concernant sur ton blog. Pourtant, c'est très très bien.

    Posté par Naëlle, 11 janvier 2013 à 13:47

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