Professeur Layton et l'appel du spectre

Professeur Layton et l’appel du spectre est un jeu vidéo sur DS sorti en France en 2011.
L’histoire
Cette fois, on se retrouve trois ans avant la première aventure du professeur et de Luke, Professeur Layton et l’étrange village. Une jeune demoiselle énergique, Emmy Altava, s’autoproclame assistante du professeur, qui a du mal à gérer travail à l’université, recherches et affaires énigmatiques à résoudre. Peu de temps après, le professeur reçoit une lettre d’un vieil ami qui lui demande de venir à son aide. Layton et Emmy partent donc pour Misthallery, la ville où monsieur Triton (ohoh, quelle bonne surprise !) est maire, et apprennent qu’un dangereux spectre s’en prend à la ville quand la nuit tombe. Accompagnés du petit Luke, le fils du maire (ahah, mais tout s’explique !), ils vont résoudre le mystère de l’appel du spectre : pourquoi la mère de Luke a-t-elle disparu ? pourquoi le brouillard s’élève-t-il avant chaque apparition du spectre ? comment le mystérieux oracle fait-il pour savoir où attaquera le spectre ? pourquoi traite-t-on la jeune fille du manoir de sorcière ? comment l’air à la flûte qu’on entend lorsque le spectre apparaît fait-il pour résonner dans toute la ville ?
Les énigmes
J’ai remarqué une légère baisse de qualité des énigmes. Quelquefois, la réponse est introuvable si on n’utilise pas les pièces SOS, et les explications qu’ils nous donnent une fois la réponse trouvée sont soit pas très fournies, soit inexistantes. Sinon, il y a toujours ces énigmes mathématiques à la noix qui me gonflent. S'il faut faire des calculs a + b = x – c/d pour y arriver, en quoi c’est une énigme ? C’est des maths, et c’est nul. Voilà. À part ça, quelques énigmes bien retorses m’ont donné du fil à retordre (c’est plutôt une bonne chose). La difficulté n'est pas toujours très bien évaluée, j’ai remarqué, parce qu'il y a des fois où je réussissais en deux secondes des énigmes à 55 picarats (donc considérées comme difficiles) et d’autres fois où je mettais 30 ans à résoudre des énigmes à 30 picarats (donc pas trop difficiles). J'aime bien les énigmes où il faut reconstituer des puzzles, sinon (celles avec le chapeau du professeur, notamment).
Les graphismes
Rien à dire, c’est toujours bien fichu. Bonnes cinématiques, tout ça tout ça.
La musique
Je suis frustrée. La musique qui défile quand on résout une énigme n'est plus la même ! C’est un scandale. Rien de particulier à noter, sinon. Toujours de jolies musiques et des voix françaises plutôt bonnes (j’adooore celle du professeur).
Les quêtes annexes
Comme dans Professeur Layton et le destin perdu, on a trois quêtes annexes : sur le modèle du circuit de voiture, on a le circuit du petit train ; sur le modèle du perroquet, on a celui du poisson ; et sur le modèle des histoires à raconter, on a celui du théâtre de marionnettes. C’est assez dur, mais pas autant que dans Professeur Layton et le destin perdu. Pour le petit train, j’ai réussi la moitié des circuits (il y en a 10 en tout). Et pour le poisson, j'ai réussi trois ou quatre aquariums. Le théâtre de marionnettes où il faut remettre les mots manquants à leur place est faisable, mais il faut s’y connaître un tout petit peu en jargon culinaire pour la première pièce, sinon on risque de se planter souvent (ce qui est mon cas parce que je n’y connais rien en cuisiiine). Ce que je reproche à ce mini-jeu, c'est que parfois plusieurs mots peuvent convenir mais qu'un seul est bon, évidemment, du coup le jeu nous assène des "bouh!" contrariants et on doit recommencer la scène (c'est surtout le cas pour la deuxième pièce).
Avis général
Le début est un peu longuet, il y a trop de blabla. Et tout le long du jeu, à chaque dialogue on avait droit à des remarques d’Emmy et de Luke sur une affirmation du professeur du style : « Han, professeur, mais comment en êtes-vous arrivé à cette conclusion ? », « Comment est-ce possible, professeur ? Expliquez-nous ! » C’est franchement gonflant, à la longue.
Sinon c’est une bonne petite histoire émouvante, comme on en a l’habitude avec ce jeu. Certains trucs ne sont pas trop possibles mais bon, c’est mignon alors on pardonne. En fait, c’est ça qui permet de ne pas deviner la fin tout de suite. Tout le long du jeu, on a une longueur d’avance sur les personnages, on sait à quelle conclusion ils vont parvenir, mais la fin nous reste hermétique parce qu’un élément fantaisiste vient se greffer à l’intrigue.
Voilà voilà, c’est du bon, quoi.